Papiers de soi(e)

Vous avez un projet d’écriture que vous souhaitez développer sur plusieurs séances ? Autobiographie, autofiction, recueil de nouvelles, recueil de poèmes, recueil d’aphorismes ? Qu’importe le genre, qu’importe le thème car le moteur de ce cycle est que personne avance dans son projet individuel d’écriture. Le.la participant.e et le groupe jouent leur rôle.

Un mercredi par mois, le groupe se retrouve. Il y a atelier d’écriture. Pour conserver la dynamique, une contrainte, destinée à vous faire écrire d’une fois sur l’autre, est envoyée par courrier électronique (PDF).

Cette matinée mensuelle se déroule ainsi :

  • chaque personne lit ce qu’elle a en cours.
  • Il y a des retours.
  • Il y a ensuite deux temps d’écriture suite auxquels les participant.e.s lisent leur texte fraîchement écrits.
  • J’insiste sur le fait que de nombreux échanges ont lieu, et que ces retours offrent à chaque texte une mise en lumière singulière. Ces retours sont très précieux et vous font progresser.

Je rappelle qu’il s’agit d’ateliers d’écriture collectifs lors desquels tout est mis en place pour que chacun.e avance sur son projet d’écriture personnelle tout en suivant les consignes données collectivement. En aucun cas, il ne s’agit d’accompagnement personnalisé. Je propose des accompagnements personnalisés pour vos projets d’écriture, ils font l’objet d’une autre prestation : contactez-moi pour plus d’informations.

Se raconter, s’inventer, se dire, s’expatrier dans une contrée : celle du texte, des mots, des images littéraires et des textures, des épaisseurs qui nous composent. Un atelier résolument autocentré, qui se déroulera selon une formule nouvelle : mixte, en présentiel et à distance, sur 12 mois, avec 12 propositions à suivre et à déployer comme on déplie les feuilles d’un journal. Ce journal sera le vôtre : intime, ouvert, selon le genre de l’autofiction.

Informations pratiques : en visio + à Toulouse, quartier Pont-des-Demoiselles, de 9h à 12h, 32€.

Mercredi 28 août 2024.

Bulles de savon… Attraper l’inspiration, la faire mûrir. L’inscrire.

“(…) le paysage que vous entrevoyez quand vous commencez une œuvre de fiction est pareil à un long collier d’obscurité éclairé par une grosse perle iridescente. Et vous avancez laborieusement sur ce fil d’ombres, d’une perle à l’autre, attiré comme les mites par leur éclat, jusqu’à atteindre la scène finale, qui est pour moi la dernière de ces îles de lumière, une explosion irradiante. Évidemment, chaque roman contient peu de perles : avec de la chance, avec beaucoup de chance, peut-être dix. Mais vous pouvez vous débrouiller avec quatre ou cinq, si elles sont suffisamment puissantes pour vous, si elles sont enivrantes, si vous les sentez tellement grandes qu’elles ne vous tiennent pas dans la poitrine et que vous vous dites : moi, ça, il faut que je le raconte. Car, si vous ne le faisiez pas, vous soupçonnez que cette scène exploserait à l’intérieur de vous et que vous finiriez par souffler des jets de vapeur par le nez.”

Rosa Montero, L’idée ridicule de ne plus jamais te revoir, 2013.

Se raconter pour créer la personne de papier qui nous habite, voilà tout l’enjeu de ces séances conçues spécialement dans l’optique de dire qui l’on est, son « moi de papier », à travers des emprunts à des auteurs habitués du genre : Annie Ernaux, Germaine de Staël, Marguerite Yourcenar, Edouard Levé et Michel Tournier. Je baserai mes propositions sur les textes de ces auteurs et autrices, entre autres :

  • La Carte de l’empire, Pensées simples II, Gallimard NRF, Gérard Macé.
  • Le vrai lieu, Annie Ernaux – Entretiens avec Michelle Porte, Gallimard, 2014.
  • De la littérature, Madame De Staël, réédition du texte original de 1800.
  • Lettres à ses amis et à quelques autres, Marguerite Yourcenar, Gallimard folio, 1995.
  • Autoportrait, Edouard Levé, P.O.L., 2007.
  • Journal extime, Michel Tournier, Gallimard folio, 2004.